Différences liées au sexe et au groupe d’âge du risque de suicide associé à des troubles physiques et psychiatriques comorbides chez les personnes âgées

2494 aînés ont été suivis entre 2004 et 2007 au Québec. Sur la même période, on a répertorié 493 cas de suicide. L’objectif de l’étude est de déterminer s’il existe une association entre le suicide et la présence de maladies physiques et psychiatriques, contrôlée par l’utilisation du service de santé et les facteurs sociodémographiques comme le genre et l’âge du groupe.

La présence de maladies physiques uniquement a été associée à une diminution du risque de suicide dans tous les groupes d’âge et de sexe. La présence d’un trouble mental uniquement a été associée à une augmentation du risque de suicide en général et spécifiquement chez les femmes, et les aînés âgés de 70 à 84 ans. Le risque de suicide était plus faible chez les aînés avec une comorbidité psychiatrique et physique et consultant des services en santé mentale.

Augmenter le suivi en santé mentale chez les aînés avec des maladies psychiatriques est nécessaire pour détecter les comportements suicidaires et réduire le risque de suicide chez les hommes.

Lien vers l’article scientifique

Déterminants des soins de suivi associés à l’utilisation incidente d’antidépresseurs chez les personnes âgées

Cette étude a porté sur 349 participants aînés, utilisateurs d’antidépresseurs. L’objectif de l’étude était de déterminer la proportion d’aînés qui recevaient des recommandations concordantes pour le traitement antidépresseur, et de déterminer les facteurs organisationnels, patient, et personne autorisée à prescrire des médicaments, associés avec un traitement antidépresseur adéquat. L’adéquation au traitement antidépresseur a été mesurée à l’aide de trois critères : adéquation de la dose journalière ; durée de la prescription (≥455 jours) ; et 3 visites ou plus chez le médecin ayant prescrit l’antidépresseur dans les 3 premiers mois après le début de la thérapie.

44% des utilisateurs d’antidépresseur ont reçu un traitement antidépresseur adéquat remplissant les trois critères. Aucun des facteurs étudiés n’a été associé avec la probabilité de recevoir un traitement adéquat répondant aux trois critères. La détresse psychologique a été associée avec un nombre adéquat de visites dans les 3 mois suivant la prise initiale d’antidépresseurs. Les hommes et les personnes vivant en milieu urbain et dans la zone métropolitaine ont été les moins susceptibles de recevoir une dose adéquate.

Lien vers l’article scientifique