Impact des troubles mentaux sur l’association entre l’adhésion aux antihypertenseurs et les coûts de la santé toutes causes confondues

L’échantillon de cette étude a porté sur 926 participants, âgés de 65 ans et plus, vivant dans la communauté, diagnostiqués avec une hypertension artérielle et traités avec un hypertenseur. L’objectif de l’étude était de déterminer les coûts de santé associés à l’adhésion aux antihypertenseurs chez les aînés avec et sans dépression et anxiété. Les coûts de santé totaux incluent les coûts pour les séjours hospitaliers, les visites à l’urgence, les visites ambulatoires, les frais de médecin et les médicaments prescrits en ambulatoire.

Le coût total des soins de santé était significativement plus élevé pour les participants non adhérents souffrant de dépression/anxiété que pour les participants adhérents sans dépression/anxiété.

Cette étude suggère que traiter les troubles mentaux chez les personnes âgées avec de l’hypertension permet de diminuer les coûts totaux des soins santé.

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Différences liées au sexe et au groupe d’âge du risque de suicide associé à des troubles physiques et psychiatriques comorbides chez les personnes âgées

2494 aînés ont été suivis entre 2004 et 2007 au Québec. Sur la même période, on a répertorié 493 cas de suicide. L’objectif de l’étude est de déterminer s’il existe une association entre le suicide et la présence de maladies physiques et psychiatriques, contrôlée par l’utilisation du service de santé et les facteurs sociodémographiques comme le genre et l’âge du groupe.

La présence de maladies physiques uniquement a été associée à une diminution du risque de suicide dans tous les groupes d’âge et de sexe. La présence d’un trouble mental uniquement a été associée à une augmentation du risque de suicide en général et spécifiquement chez les femmes, et les aînés âgés de 70 à 84 ans. Le risque de suicide était plus faible chez les aînés avec une comorbidité psychiatrique et physique et consultant des services en santé mentale.

Augmenter le suivi en santé mentale chez les aînés avec des maladies psychiatriques est nécessaire pour détecter les comportements suicidaires et réduire le risque de suicide chez les hommes.

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Déterminants des soins de suivi associés à l’utilisation incidente d’antidépresseurs chez les personnes âgées

Cette étude a porté sur 349 participants aînés, utilisateurs d’antidépresseurs. L’objectif de l’étude était de déterminer la proportion d’aînés qui recevaient des recommandations concordantes pour le traitement antidépresseur, et de déterminer les facteurs organisationnels, patient, et personne autorisée à prescrire des médicaments, associés avec un traitement antidépresseur adéquat. L’adéquation au traitement antidépresseur a été mesurée à l’aide de trois critères : adéquation de la dose journalière ; durée de la prescription (≥455 jours) ; et 3 visites ou plus chez le médecin ayant prescrit l’antidépresseur dans les 3 premiers mois après le début de la thérapie.

44% des utilisateurs d’antidépresseur ont reçu un traitement antidépresseur adéquat remplissant les trois critères. Aucun des facteurs étudiés n’a été associé avec la probabilité de recevoir un traitement adéquat répondant aux trois critères. La détresse psychologique a été associée avec un nombre adéquat de visites dans les 3 mois suivant la prise initiale d’antidépresseurs. Les hommes et les personnes vivant en milieu urbain et dans la zone métropolitaine ont été les moins susceptibles de recevoir une dose adéquate.

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Coûts déboursés et adhésion aux hypertenseurs des personnes âgées couvertes par le régime public d’assurance médicament au Québec

L’échantillon de cette étude a porté sur 881 participants, âgés de 65 ans et plus, vivant dans la communauté, diagnostiqués avec une hypertension artérielle et traités avec un hypertenseur. L’objectif de l’étude était d’évaluer l’effet des coûts déboursés par les patients sur l’adhésion à leur médication (hypertenseurs). 80,8% des participants ont adhéré à leur hypertenseur.

Augmenter les coûts déboursés est associé avec une non-adhérence aux hypertenseurs chez les personnes âgées couvertes par un régime public d’assurance médicament, d’autant plus pour ceux ayant un revenu annuel du ménage ≥ 15000 CAD. Une diminution du montant des coûts à débourser et une contribution annuelle maximum pour les médicaments devraient améliorer l’adhésion au traitement.

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Évènements traumatiques au cours de la vie, qualité de vie reliée à la santé, et satisfaction dans la vie en général chez les aînés

1811 aînés âgés de 65 ans et plus vivant dans la communauté ont pris part à l’étude. Les évènements traumatiques, le syndrome de stress post-traumatique, la qualité de vie reliée à la santé et la satisfaction dans la vie en général ont été mesurés. Les objectifs étaient d’évaluer les associations entre ces différents éléments.

Nos résultats montrent qu’une exposition à la violence, un accident, ou un abus sexuel, a été associé à un syndrome de stress post-traumatique chez les femmes seulement. Un désastre naturel, le fait de subir des violences, une maladie mortelle, et l’abus sexuel, ont été associés à une diminution de la qualité de vie reliée à la santé chez les femmes seulement. Une maladie mortelle a été associée à une diminution de la satisfaction de la vie en général chez les hommes, et une exposition à la violence a été associée à une satisfaction de la vie en général plus faible chez les femmes.

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Utilisation non conforme des antipsychotiques et facteurs associés chez les aînés vivant dans la communauté

Les résultats de cette recherche portent sur une population aînée de 65 ans et plus et vivant dans la communauté au Québec, soit 4018 participants, couverts par le régime d’assurance médicament pendant l’année de l’étude. Cette étude vise à déterminer la prévalence et les facteurs associés à l’utilisation non conforme des antipsychotiques chez les aînés. La prévalence d’utilisation des antipsychotiques durant une année était estimée à 2,5%, avec une prévalence d’utilisation non conforme parmi ces utilisateurs d’antipsychotique qui était estimée à 78%. L’utilisation non conforme des antipsychotiques comparée à la non-utilisation était négativement associée avec l’âge avancé, et positivement associée avec le niveau élevé d’éducation, le nombre élevé des visites ambulatoires durant une année, l’utilisation d’antidépresseur ou de benzodiazépine, et la présence d’un syndrome cérébral oganique et de la maladie d’Alzheimer. L’utilisation non conforme des antipsychotiques comparée à l’utilisation conforme était négativement associée avec la présence de dépression majeure et d’insomnie.

La majorité d’antipsychotiques prescrits aux aînés de plus de 65 ans vivant dans la communauté sont pris selon une utilisation non conforme. Cette utilisation non conforme était plus probable dans les cas cliniques complexes impliquant plusieurs visites ambulatoires, d’autres médicaments psychotropes et la présence d’un syndrome cérébral organique et d’Alzheimer.

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Étude prospective d’un an sur la présence de maladies chroniques et d’un déclin cognitif subséquent chez les personnes âgées

2010 participants âgés de plus de 65 ans ont été suivis pendant 1 an. Leur état cognitif a été mesuré au début de l’étude, puis à la fin après 1 an, avec le test MMSE (Mini Mental State Examination, dépistage des maladies neurocognitives majeures). L’objectif de l’étude était d’explorer l’effet de maladies chroniques sur un déclin cognitif ultérieur. Des diminutions significatives du score du test MMSE ont été observées chez des patients qui ont eu un accident vasculaire cérébral, ou du diabète, et chez les personnes âgées de plus de 75 ans.

Les accidents vasculaires cérébraux, le diabète, et un âge avancé, sont associés à un déclin cognitif subséquent chez les personnes âgées, lors d’un suivi d’une année.

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Effet prospectif et simultané de l’exercice sur la qualité de vie liée à la santé chez les aînés sur une période de 3 ans

967 participants âgés de plus de 65 ans, avec un score ≥ 26 au test MMSE (Mini Mental State Examination, dépistage des maladies neurocognitives majeures), ont été suivis pendant 3 ans sur leur activité physique. L’objectif de cette étude était d’étudier la qualité de vie liée à la santé en fonction de l’activité physique de la personne à la base et de son évolution (même activité physique, plus d’activité physique, ou moins d’activité physique), et de voir si la situation socioéconomique et le sexe de la personne avait une influence.

Aucune interaction n’a été trouvée entre l’exercice, le sexe et le statut socioéconomique. Lors du suivi, les participants qui n’ont eu aucune activité physique ou une diminution de leur activité physique ont reporté une plus faible qualité de vie liée à la santé.

Pour vieillir en santé, il est nécessaire de maintenir et d’augmenter l’activité physique à travers les années pour améliorer la qualité de vie liée à la santé. Avoir fait une activité physique dans le passé ne confère aucune protection quant à un déclin possible futur de la qualité de vie liée à la santé.

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Déclin cognitif et consommation d’alcool en fonction de l’état fonctionnel sur une période de 3 ans chez des adultes de plus de 65 ans

1610 adultes âgés de plus de 65 ans, avec un score ≥ 26 au test MMSE (Mini Mental State Examination, dépistage des maladies neurocognitives majeures), ont été suivis pendant 3 ans, en notant notamment leur consommation d’alcool, les facteurs sociodémographiques, psychosociaux et cliniques, le mode de vie, ainsi que leur utilisation du système de santé. L’objectif de l’étude était de clarifier le lien entre consommation d’alcool et les fonctions cognitives, en contrôlant le statut fonctionnel de santé des personnes âgées.

La consommation d’alcool n’a pas contribué au déclin cognitif. Le déclin cognitif a été plus important chez des individus présentant un faible statut fonctionnel.

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Facteurs du système de santé et du patient associés à une réadmission à l’hôpital des personnes âgées sans déficience cognitive

433 participants ont été suivis pendant deux ans après une hospitalisation de référence. L’hôpital a laissé sortir 97% de ces patients avec un trouble psychiatrique, et 3% avec un trouble physique. Pendant le suivi, 29% (n=128) des participants ont été réadmis à l’hôpital après une durée moyenne de 83 jours. Les risques d’une réadmission sont associés à l’âge, le statut marital, l’index d’attraction de la région de résidence pour des services psychiatriques, la présence de troubles mentaux anxio-dépressifs et autres, comme les troubles du système musculo-squelettique.

Le suivi après la sortie de l’hôpital des personnes vulnérables avec un historique de troubles mentaux, et une meilleure disponibilité des services psychiatriques dans la collectivité, sont associés à une diminution du risque de réadmission.

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